Komenkonfé un One Eye Club ?
Dans mon idée, faire le One Eye Club ne devait pas être très compliqué : on appuie sur « REC », on cause de ce qu’on à lu récemment, on envoie sur le serveur, et c’est tout.
Oui, ça peut être aussi simple. Mais j’ai un niveau d’exigence un poil plus élevé, et les quelques remarques sur la qualité de l’épisode zéro m’ont poussé à me sortir les doigt pour faire un truc moins honteux, plus pro, mais pas trop parce que je ne veux pas devenir chiant comme un reportage sur M6.
Bilan : faire un épisode me prend désormais beaucoup de temps, même si je commence à trouver des trucs pour être plus productif.
Et je vous les livre dans la suite de ce billet. Oui, on est comme ça sur la Voix des Bulles. Généreux.
La préparation :
D’abord, on fait les courses. Et ça commence à la Bédérie, jeune librairie BD tellement sympa que j’ai arrêté amazon, ce qui m’oblige à sortir de chez moi. Si mon budget n’a pas changé, depuis le début du podcast je m’efforce de varier ma sélection. C’est comme ça que je me suis mis à Ikigami. De son coté Tio fait ses courses de façon un peu plus aléatoire
Puis, on lis. Si Tio a une préférence pour ses toilettes, je dévore mes BD durant mes 2h journalières de trains. Le plus dur ? Réussir à se croiser pour s’échanger les BD.
Ensuite, on prévoit. On créé un google docs avec le programme de l’enregistrement à venir. On s’est essayé à des fiches de lectures, mais c’est chiant à faire et on perd en réactivité durant le podcast.
L’enregistrement :
Et le moment du rendez-vous mensuel arrive ! En général c’est un samedi, la veille d’une diffusion
On discute. On fait des recherches rapides sur les auteurs, histoire de les remettre dans le contexte, on se prépare à boire (citror + café, on est des rebelles !), et on re-feuillette les albums. Avant on le faisait pendant l’émission, et c’était un peu nul.
On installe le matos. Je sors mon superbe Zoom H4N1, deux micros Sennheiser E815S, deux pieds, et on installe le tout. Et on prend des photos aussi. Quand on oublie pas…
On enregistre ! On appui sur « REC »… 2 fois, sinon ça n’enregistre pas
Et c’est partie pour deux fois 1h de blabla. Des fois on fait des pauses pour faire le plein de boisson, ou parce qu’on devient trop mauvais. Le plus difficile c’est peut être d’improviser la phrase d’accroche.
Le montage :
C’est là que ça se complique, parce que le son c’est un domaine super technique, et que je suis encore un jeune padawan.
Je récupère les fichiers. Là c’est facile, mais j’ai quand même une moyenne de 1,5 Go de fichier wav à transférer.
Je créé un projet audacity. Je suis sous linux, et plus particulièrement Ubuntu. Donc on oublie les soundforge, les cubase et leurs confrères couteux. Audacity est gratos, multi-plateforme (MacOS, Windows, Linux), et plutôt bien foutu.
J’en profite pour copier-coller les jingles depuis un épisode précédent, et pour créer une piste de marqueurs.
Je monte. Je commence par caler l’intro, puis je découpe les séquences, tout en ajoutant des marqueurs pour les rires, click, pop, début de séquence, et trucs sur lesquels je devrait faire des liens. Tant qu’à faire, je vire les trop gros silences, et les hésitations trop marquées.
J’améliore. Je sépare ma piste stéréo en 2 pistes mono, une pour chaque voix. Puis j’isole les rires et autres poussées de volumes, et je supprime aussi les bruits parasites. J’utilise ensuite sur chaque bout de son l’effet compresseur dynamique, avec les paramètres par défaut et la case normalisation cochée. Cela permet de monter le volume sonore sans perdre trop de qualité. Je finis en spatialisant légèrement le son : 20% à gauche pour ma piste, 20% à droite pour celle de Tio. Ou l’inverse
On exporte. Et c’est partie pour l’encodage en mp3 (VBR 7, joint stereo).
Et voilà pour la méchante technique. Si vous avez de meilleurs réglages je suis preneur !
La mise en ligne :
L’écriture de l’article est plus longue qu’elle n’en à l’air, notamment parce que je fais des recherches sur chaque auteur pour savoir s’il a un site. J’envisage d’ailleurs de commencer la rédaction de l’article avant l’enregistrement, histoire d’avoir des infos supplémentaires à partager.
Le carrousel amazon est une nouveauté depuis la migration du site sous wordpress. C’est plus jolie que les photos que nous utilisions jusqu’ici (même si elles avaient leurs charmes), ça m’évite de scanner ou de voler les images des couvertures. Et ça offre un lien direct pour un achat compulsif qui en plus me fait gagner un peu d’argent pour acheter plus de BD
On programme la mise en ligne : Le One Eye Club c’est tous les 2 dimanches vers 18h30. J’upload le fichier audio sur le serveur un peu avant. Sinon ça ne marche pas
La promo :
C’est pas le tout que de mettre un épisode en ligne, mais il faut le faire savoir. Parce que si personne ne l’écoute c’est un peu triste.
Twitter est mon premier outil de com, suivit de près par la page facebook du podcast. J’utilise LaterBro pour programmer des rappels sur les sujets du podcast. Un par jour, pas plus. Sinon ça deviens du spam.
Les forums BD sont aussi bien pratique pour passer une info. Comme je n’ai pas le temps de tous les suivre assidument, j’ai un peu l’impression de les spammer, mais si ça ne leur plait pas, j’imagine qu’il me le feront savoir ! Donc merci les forums : vous êtes trop nombreux pour que je vous cite tous, mais vous vous reconnaitrez
Enfin je contacte les auteurs. Du moins ceux qui sont joignables. Je pense que ça fait toujours plaisir quand un site amateur nous signale qu’il parle de notre travail. Et puis l’auteur peut faire circuler l’info à ses fans, qui seront peut être intéressés par la découverte du podcast
Vous êtes encore là ? Merci d’avoir lu cette article fleuve, et n’hésitez pas à me donner vos trucs et astuces dans les commentaires !


























De notre côté c’est un peu pareil, la convivialité en moins puisque c’est chacun devant son ordi par Skype…
Le coup de contacter les auteurs on y a jamais pensé en fait, en même temps vu que généralement ils ne parlent pas français, c’est un peu logique. Mais quand même, je trouve la démarche plutôt cool et j’essaierai d’y penser quand on parle d’un auteur francophone
Merci ^^